Zone de Texte: Regard sur Saint Pierre          Bienvenue sur le site de la commune de SAINT PIERRE D’ALVEY  
    Les personnages de Saint Pierre d’Alvey

Quand les San Pierrans étaient charbonniers:

              (D’après le témoignage de Raymond Reveyron)… Au cours des siècles passés beaucoup d’hommes et de femmes de Savoie devaient s’expatrier durant les mois d’hiver afin d’aider leurs familles. Ils partaient vers les villes et revenaient au pays des le retour des beaux jours. En effet, les maigres ressources de la propriété agricole ne suffisaient pas à nourrir toute la famille souvent composée de nombreux enfants. L’hiver venu, les jeunes en âge de travailler partaient porter le charbon à Lyon. Des jeunes de st Pierre se sont ainsi expatriés dans la capitale rhônalpine dès l’âge de 17 ans. Tous des gars  courageux et costauds qui quittaient la campagne pour la ville. On imagine bien la difficulté à faire ce pas dans l’inconnu à cet âge encore tendre… vivre avec des patrons, travailler dur , loin des siens et de ses montagnes!... Mais nécessité faisait loi! … Dans les villages ne restaient que les vieillards et les femmes pour s’occuper de la ferme. Aux beaux jours, les gars revenaient, les gros travaux les attendaient.

Les conditions de travail des Sanpierrans à Lyon: Loin de sa campagne une autre vie attendait le sanpierran; Porter des sacs de 50 kgsur les épaules, monter et descendre 5 ou 6 étages à longueur de journée, voila en quoi consistait le travail quotidien du petit paysan descendu à la ville.. R.Reveyron: »tout de suite après la guerre, tous les hivers j’allais porter le charbon à Lyon. C’est vrai que c’était dur. On n’avais pas accès à l’ascenseur, il n’était pas pour nous… on devait monter les étages à pied avec le sac de 50 kg sur le dos »

Pas de camion non plus pour le transport des sacs! La livraison s’effectuait au moyen d’une charrette à bras qui était chargée de 500 à 600 kgs de charbon . R.Reveyron: « ça secouait les tripes sur le pavé! »

 

 Le jeune travailleur était logé à l’écart de la famille du patron. Souvent dans un coin non chauffé de l’entrepôt à charbon. Pendant l’hiver rigoureux de 1956, les températures ont atteint des records (-15, -18° pendant 28 jours…) il fallait bien être né en Savoie pour résister à de telles températures !!

R.Reveyron: » en 1946 on ne trouvait encore pas bien à manger à Lyon, et quand je revenais de Savoie avec une valise pleine de produits de la campagne, je faisais des heureux !.. Il y avait encore des cartes de rationnement , et j’ai pu faire du troc…çà m’a  d’ailleurs permis d’acheter un pardessus!... »    

Pour se laver, l’employé charbonnier se rendait aux douches municipales une fois par semaine. Avec la poussière noire du charbon et la transpiration… la douche ne devait pas être un luxe inutile!

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Régis et Ida RUBOD au banquet des charbonniers, peut être en reconnaîtrez-vous d’autres ....

la charette du charbonnier

Régis Rubod en charbonnier près du boulanger: le noir et le blanc…!! Afin de protéger les épaules les porteurs revêtaient un « chapeau de bataille ». Ce chapeau se présentait sous forme de cape en feutre (8 ou 9 couches de feutre) posé sur la tête et retombant sur les épaules. Il jouait le rôle d’amortisseur...

     Que sont-ils devenus après la découverte de la ville et de ses attraits? :  La récompense de tant d’efforts, c’était le salaire et le précieux pourboire qui permettaient   en fin de saison de posséder un petit pécule pour améliorer le quotidien à la ferme, se mécaniser, acheter du bétail, investir dans l’exploitation. C’est ce qu’a fait Raymond qui est parti 12 hivers de suite à Lyon porter le charbon. L’argent qu’il a gagné lui a permis d’acheter un tracteur.

  Pour d’autres, l’émigration saisonnière est devenue définitive. Ils ont acheté un fond de commerce , et sont passés du statut d’employé à celui de patron. Les marchands de charbon de Lyon étaient pour la plupart, des savoyards. Un banquet a réuni  292 marchands d’origine savoyarde après 1945… Grace à leur talents,  leur habileté, des sanpierrans ont même affiché de belles réussites. Certains ont évolué vers le commerce du fuel domestique, d’autres ont diversifié leurs activités : Francisque DULLIN, un enfant de st Pierre d’Alvey est ainsi parti porter le charbon, avant d’acheter un commerce de charbon et prospérer dans d’autres domaines. Mais la plupart de ces jeunes sont revenus au pays. On ne se sépare pas de la Savoie aussi facilement et encore moins de ST PIERRE…!!

Yvette RUBOD

Autrefois, le Flon était un véritable obstacle au passage des gens entre Saint Pierre et Gerbaix, gênant l’accès à Novalaise. Avant la construction des ponts entre Mure et Saint Pierre, et entre Gerbaix et le Carrel, on pouvait le franchir soit à gué au dessus du pont actuel entre Mure et les Tardys, soit par une passerelle aménagée plus bas permettant aux San Pierrans d’aller à Gerbaix ou au marché de Novalaise. Le sentier prenait tout en bas du Carrel, en bout de champ avant la forêt. Il descendait la pente du ravin boisé, et franchissait 40 m plus bas le Flon par une mignonne passerelle qui existe encore. On remontait de l’autre côté pour aller soit sur Gerbaix, soit sur Novalaise, après avoir laissé, paraît-il, les bottes à la passerelle pour mettre les chaussures de ville!

Le Flon:

           Savez-vous que le Flon, ce torrent dont on longe le cours en allant sur Yenne, prend sa source à Saint Pierre d’Alvey?

C’est au dessus de chez Pierre, dans les pentes sauvages du Mont Chaffarou que prend naissance le Flon, qui se jette dans le Rhône à Yenne. Il ne faut pas le confondre avec son homonyme malodorant de Lausanne, comblé au XIXème siècle suite à une épidémie de choléra.

   Depuis sa source, il poursuit son cours en longeant Mure, puis descend par une ravine boisée entre Gerbaix et le Carrel, vers le creux de la vallée.

     A cet endroit, il entaille profondément les collines d’un ravin qui  marque la limite sud de notre commune. Il sépare aussi les cantons de Yenne et de St Genix.

   Son lit est discret, et son cours capricieux: tantôt fougueux, à chaque crue il ronge et effondre ses berges, comme ci-contre en crue à Ameysin.

    Tantôt paisible, il offre aux pêcheurs ses trous d’eau moussus, et même parfois, plus d’eau du tout! 

    Malgré ses sautes d’humeur quelquefois terribles (merci à Jean Paul Vincent pour la photo ci-contre du Flon très en colère), le Flon était mis à contribution pour faire tourner tourner des moulins à blé , comme chez Sauccaz au lieu dit des Martins, ou plus bas, comme à Ameysin, où l’on battait aussi les treffles. Les eaux étaient captées par un bief encore visible au niveau de l’ancien gué (photo ci-dessous). 

P.H. Galvin et Pierre Rubod   Mai 2010

Quinze km après sa source, le Flon termine sa course dans le Rhône à Yenne à côté de la caserne des pompiers.

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traditions et histoire:

 Ce site au dessus de St Pierre, est l’objet d’une procession annuelle des San-Pierrans, les lundis de Pentecôte . Contacts Georges TARDY, Pierre RUBOD.

En montant le chemin de la Montagne,  il y a les vestiges d’une ancienne carrière de meules en un lieu nommé la Molière.

L’ancienne croix de Montchatel qui datait de 1957 a été remplacée en 2002 par une croix en acacia réalisée par Jean Louis TARDY à l’initiative de Georges TARDY.

 

Voir ici les photos de 2009

voir procession 2011

Deux tilleuls célèbres de Saint Pierre: celui en premier plan a été planté en 1860 au rattachement de la Savoie à la France, celui en second plan est l’arbre de la liberté, planté en 1989, au bicentenaire de la révolution Française.

Il y a en 2014 , 7 exploitations dont:

 

*GAEC sous Chaffarou ,  Pierre, Michael et François RUBOD, les Tardys

 

*GAEC de la Charnette, Nadine et Jérôme VEUILLET, les Revel

 

*EARL de la Poulinière, Marc CLERC, le Mas

 

*Gilles COTTAREL, Chef-Lieu

 

*Rémy THUILLIE, les Dullins

 

*Michel REVEYRON, Chef-Lieu

 

*Daniel BIZOLON, le Carrel

 

filière lait:

 

Le lait est collecté par la coopérative laitière de Yenne où l’on peut acheter les délicieux fromages qui en résultent, dont un fameux gruyère de Savoie, le Dent du Chat.

 

Vous trouverez un aperçu de la vie rurale à Saint Pierre autrefois et aujourd’hui en cliquant sur ces liens.

Exploitants agricoles de la commune:

Vaches laitières de race Montbéliarde

aux TARDYS

Flèche droite rayée: suite